« Un jour, dans une belle rage, Livio a détruit une sculpture sur laquelle je travaillais depuis plusieurs semaines. Les bruits fracassants de la casse et de sa colère m’avaient comme paralysée. Je restais sans réaction, immobile, silencieuse. Lui, comme souvent, ça l’avait instantanément calmé. Un temps s’est écoulé. Une éternité. Il était à présent debout face à moi. Je ne bougeais pas. Sans aucune peur, parce que je savais qu’il ne m’aurait jamais fait de mal, j’étais comme pétrifiée. Il a rapidement enlevé puis repositionné son bonnet de laine sur sa tête, m’a souri puis a attrapé mes mains gelées dans les siennes bouillantes. Il fixait mes yeux pleins de larmes et m’a dit : " Promets-moi de toujours continuer à essayer de faire ce que tu ne sauras pas faire, parce que tes sculptures, c’est l’unique façon que tu auras d’apprendre à les faire. " Il était tour à tour incroyablement exigeant et d’une infinie sensibilité. Je lui suis très reconnaissante de tout ce qu’il m’a appris pour la sculpture bien sûr mais aussi et surtout sur moi et sur la vie. »

L'Atelier

« Selon moi pour être sculpteur il y a trois essentiels :
- 5 % de talent
- 5 % d’inspiration
- le reste c’est 110 % d’un travail acharné sans jamais abandonner »